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Le triomphe de la Révolution Cubaine, le dernier jour de l’année précédente, rayonne comme un nouveau modèle de revendication anti-impérialiste qui provoque des réactions diverses en Amérique Latine. Au cours de l’année, le gouvernement fête le cinquantenaire de l’éclatement de la Révolution Mexicaine et le soixantenaire de l’insurrection.
Le 27 septembre l’industrie électrique est nationalisée. Le président LÓPEZ MATEOS commence à développer une politique extérieure novatrice par rapport à celle des gouvernements précédents, avec plus d’autonomie et en renforçant les relations avec différentes nations à travers ses voyages à l’étranger ou en invitant au Mexique des chefs d’état étrangers.
Le Centre d’Études littéraires, la Filmothèque de l’Université et le Centre de Santé sont fondés à l’UNAM. Le Lycée national numéro 7 est créé rue de Guatemala, dans le centre de la Ville de Mexico.
Le rectorat de M. CARRILLO FLORES touche à sa fin. La succession à l’Université provoque une certaine tension. Le Conseil d’administration désigne M. Ignacio CHÁVEZ. |
Le 13 février M. Ignacio CHÁVEZ assume le rectorat. M. Roberto L. MANTILLA MOLINA est nommé secrétaire général. Le calendrier scolaire s’allonge immédiatement en nombre de jours de cours.
Radio Universidad dépend désormais de la Direction générale de la Diffusion culturelle. Teatro en Coapa gagne de nouveau le Prix Xavier Villaurrutia pour sa mise en scène de la pièce El Periquillo Sarniento. Un nouveau Règlement général d’Examens entre en vigueur.
Il faut un minimum de 65 pour cent d’assiduité pour passer un examen ordinaire et 50 pour cent pour un rattrapage. Les candidats aux écoles et aux facultés, y compris les diplômés du Lycée national doivent désormais passer un examen d’admission.
Cette ann ée-là, la population étudiante connaît une augmentation considérable : 66 mille 879 élèves, dont 55 mille 426 hommes et 11 mille 444 femmes. 22 mille 455 étudiants sont admis pour la première fois. Les bases de fonctionnement des commissions du Conseil Universitaire sont jetées. |
La politique extérieure de LÓPEZ MATEOS se consolide. Le président des États-Unis, John F. KENNEDY, se déplace au Mexique. Le pays reçoit aussi la visite du président d’Indonésie, Ahmed SUKARNO, remarqué depuis la Conférence de Bandung où le dénommé Tiers-Monde est né.
Le Mouvement de Libération National prend des forces ; il s’agit d’une organisation indépendante sans but électoral à laquelle appartiennent des personnages anciennement liés au gouvernement, des personnages de l’opposition et de remarquables intellectuels.
Cuba est isolée par l’Organisation des États Américains. Le Mexique maintient sa politique de relations avec l’île. En octobre, des tensions surgissent dans le système mondial. Les États-Unis protestent contre l’établissement de bases atomiques soviétiques à Cuba.
Des terrains appartenant à la Fondation Mier y Pesado son acquis à Coyoacán, où les nouvelles installations du Lycée national numéro 6 seront édifiées. Le Règlement des Chercheurs au service de l’Université est approuvé.
De m ême, le projet de réforme au Statut général de l’UNAM est approuvé. La Direction générale juridique et le Secrétariat du Rectorat sont créés. Le recteur mène à bien les démarches pour incorporer les travailleurs de l’UNAM à l’ISSSTE, créé en 1960. La Galerie universitaire Aristos est fondée dans l’ensemble du même nom sur l’avenue Insurgentes. Le Club Universidad accède à la première division du football professionnel. |
De nouvelles dépendances universitaires sont créées au niveau administratif, notamment le Centre universitaire d’études cinématographiques (Centro Universitario de Estudios Cinematográficos-CUEC) et la Section d’Anthropologie de l’Institut de Recherches historiques. De prestigieux anthropologues de renommée internationale en font partie, tels que Pedro BOSCH GIMPERA, Mauricio SWADESH, Paul KIRCHOFF, Juan COMAS, Eduardo NOGUERA et Santiago GENOVÉS.
Un espace au rez-de-chaussée du bâtiment de la Faculté des Sciences est attribué à la section d’anthropologie. La Direction générale de l’Administration est établie et inclut, entre autres, le Département du Personnel. La Direction générale juridique s’appelle désormais Direction générale des Études juridiques.
Le Statut du Personnel enseignant au service de l’UNAM est approuvé. Au cours de son voyage au Mexique, le Président de la République française, Charles DE GAULLE, visite l’Université et assiste à une cérémonie dans l’auditorium Justo Sierra. En plus du général DE GAULLE, le pays reçoit aussi la visite du maréchal Josip BROZ, celle de TITO de Yougoslavie et de Rómulo BETANCOURT du Vénézuela, entre autres.
Le Ministre de l’Intérieur Gustavo DÍAZ ORDAZ est élu par le PRI comme candidat à la présidence de la République. |
Le recteur octroie un délai aux professeurs de l’UNAM non diplômés afin de régulariser leur situation. L’augmentation d’examens professionnels dans des cursus qui auparavant ne les exigeaient pas, tels que Philosophie et Lettres, est impressionnante.
Le Département de Presse devient Direction générale de l’Information et de la Presse. L’écrivaine et professeur de la Faculté de Philosophie et de Lettres, Rosario CASTELLANOS, en est la directrice. Le Département de Traitement des Données est créé.
Le nouveau plan d’études du Lycée national est approuvé ; il durera désormais trois ans. Le Président de la République inaugure les installations des sites 4, 6 et 7 du Lycée national, à Tacubaya, Coyoacán et La Viga, respectivement.
Le Teatro Universitario obtient le premier prix au Festival international de théâtre organisé en France dans la ville de Nancy, avec la représentation de Divines Paroles, de Ramón DEL VALLE INCLÁN, mis en scène par Juan IBÁÑEZ.
La première association corporative de professeurs est créée, sous le nom de Syndicat de Professeurs de l’UNAM (SPUNAM), dont le secrétaire général est le professeur Félix BARRA GARCÍA.
Gustavo D ÍAZ ORDAZ prend l’investiture de la présidence le 1er décembre. Son élection ne rencontre pratiquement pas d’opposition. M. José GONZÁLEZ TORRES est candidat pour le PAN. |
M. Ignacio CHÁVEZ est élu recteur de l’UNAM pour une nouvelle période de quatre ans. Les règlements des Divisions d’études supérieures des écoles de Sciences chimiques et de Commerce et d’Administration, qui accèdent à la catégorie de facultés, sont approuvés.
M. CHÁVEZ inaugure les bâtiments de deux nouveaux sites du Lycée national, le 8 à Mixcoac et le 9 sur Insurgentes Norte. Le Statut du Personnel administratif au service de l’UNAM est approuvé. Il est convenu que les professeurs à la retraite ne peuvent obtenir la distinction de professeurs émérites.
La Direction g énérale des Publications se détache de la Diffusion culturelle, tandis que le Centre de Santé devient Direction des Services médicaux. En milieu d’année a lieu un mouvement national de grève des médecins. Afin d’obtenir de meilleures conditions de travail pour internes et résidents, les services hospitaliers sont interrompus pour faire pression. Le mouvement fait l’objet d’une répression sévère. |
Un groupe d’étudiants de la Faculté de Droit proteste contre le directeur, César SEPÚLVEDA, pour avoir modifié des règlements internes aux examens. Le secrétaire général, MANTILLA MOLINA, également avocat, soutient le directeur SEPÚLVEDA.
Le mouvement s’amplifie et des étudiants d’autres écoles et facultés commencent à le soutenir, au point de provoquer une grève au sein de l’Université qui, bien qu’elle ne se généralise pas, atteint tout de même ses objectifs. Le 26 avril, les étudiants occupent le bâtiment du Rectorat et harcèlent le recteur, qu’ils obligent violemment à démissionner. Le Conseil d’administration rejette la démission.
En soutien à M. Ignacio CHÁVEZ, un grand nombre de professeurs présente sa démission. L’Université étant paralysée, début mai, le recteur CHÁVEZ présente à nouveau sa démission depuis chez lui. Le Conseil d’administration nomme recteur M. Javier BARROS SIERRA, ancien directeur de l’École d’Ingénierie et ministre des Travaux publics au cabinet d’Adolfo LÓPEZ MATEOS.
Le secrétaire général de l’UNAM est Fernando SOLANA, diplômé de la licenciatura en administration publique. Parmi les professeurs démissionnaires, M. José GAOS, émérite de la Faculté de Philosophie et de Lettres, maintient sa position pour montrer sa solidarité avec M. CHÁVEZ.
La Commission d’Études administratives et la Direction générale des Enseignants sont créées. Une confrontation entre la communauté universitaire et le gouvernement local entraîne la démission du recteur de l’Université du Michoacán de San Nicolás de Hidalgo, M. Elí DE GORTARI.
Le recteur BARROS SIERRA fait une déclaration au sujet de l’autonomie de l’Université. Un nouveau Règlement général d’Examens est approuvé, octroyant aux élèves du Lycée national le passage automatique aux écoles et aux facultés de l’Université.
Un nouveau barème de notation est établi pour remplacer le système traditionnel décimal, afin d’exprimer uniquement les mentions insuffisant (NA), suffisant (S), bien (B) ou très bien (MB).
Les lauda aux examens professionnels et de niveau sont supprimés, pour seulement signaler que le candidat est refusé ou reçu et s’il a une mention honorifique. Certaines dépendances accèdent à la catégorie de directions générales : celle des Cours saisonniers, celle des Services sociaux et celle des Relations culturelles et de l’Échange.
Le Centre d’enseignement des langues étrangères (CELE) est créé, ainsi que celui des Traducteurs en langues classiques. De même, le Bureau des nouvelles méthodes d’enseignement est fondé. |
Cette année, 86 mille 805 étudiants sont recensés à l’UNAM. Parmi eux, 23 mille 230 sont admis pour la première fois. Des articles du Statut du personnel enseignant et du Règlement des chercheurs au service de l’UNAM sont modifiés. Ce dernier accède désormais à la catégorie de Statut.
Le Règlement général des Études supérieures de l’Université est approuvé. Cela transforme le Conseil du doctorat en Conseil d’études de troisième cycle.
De nouveaux plans d’études sont approuvés au niveau des maîtrises en sociologie, sciences politiques, administration publique et relations internationales de la Faculté de Sciences politiques et sociales ; de la Faculté de Chimie, au niveau des maîtrises en ingénierie chimique, chimie nucléaire, ingénierie chimique nucléaire, administration industrielle de pharmacie (contrôle de médicaments) et pharmacie (préparation de médicaments), et la licenciatura en gestion d’entreprises de la Faculté de Commerce et d’Administration.
En Architecture, la licenciatura en design industriel est approuvée. De nouvelles entités sont établies : le Centre de Linguistique hispanique ; la Laboratoire nucléaire ; l’Institut de recherches bibliographiques qui coordonnera la Bibliothèque et l’Hémérothèque nationales ; l’Institut d’Astronomie qui inclura l’Observatoire astronomique national ; le Département des Sciences de la mer et de Limnologie, au sein de l’Institut de Biologie ; la Direction générale de l’Équivalence des études et la Direction générale des Acquisitions et des Inventaires.
L’Institut de recherches économiques se détache de l’École nationale d’Économie. Le Centre d’Études philosophiques devient Institut de Recherches philosophiques. L’Institut des Études Médico-biologiques devient Institut de recherches biomédicales. L’Institut de Droit comparé devient Institut de recherches juridiques.
La Direction générale d’Éducation physique devient celle des Activités sportives. Celle des Relations culturelles et de l’Échange devient Direction générale de l’Échange académique et culturel. Le Département du personnel devient Direction générale.
Le Département d’Information et de Presse devient Département d’Information et des Relations. Les Services sociaux deviennent Direction générale de l’Orientation vocationnelle et des Services sociaux. Le Département technique des Bibliothèques devient Direction générale des Bibliothèques. |
L’année commence avec des réformes de la règlementation du travail administratif et la mise en place des accords tendant à transformer l’École nationale des Sciences politiques et sociales en Faculté.
En son sein, comme dans d’autres facultés, des filières courtes sont mises en marche mais ne seront en définitive pas plus acceptées. Les cursus de technicien en administration municipale, technicien en tourisme et technicien en politique de commerce extérieur en font partie. Architecture, pour sa part, instaure une maîtrise en urbanisme et restauration de monuments. Odontologie fonde ses spécialisations en parodontie et orthodontie.
Les sites du Lycée national, en plus des numéros qui les identifient, portent désormais les noms d’illustres universitaires dès le 3 février ; 1, Gabino BARREDA; 2, Erasmo CASTELLANOS QUINTO; 3, Justo SIERRA; 4, Vidal CASTAÑEDA Y NÁJERA; 5, José VASCONCELOS: 6, Antonio CASO; 7, Ezequiel A. CHÁVEZ; 8, Miguel E. SCHULTZ, et 9, Pedro DE ALBA. Leurs bustes sont érigés sur chaque site correspondant.
Depuis l’année précédente, les étudiants non admis au Lycée national s’organisent sous le nom de Lycée populaire et s’installent dans les salles inoccupées de la Faculté de Philosophie et de Lettres et dans les escaliers situés au fond du bâtiment. Des professeurs volontaires leur font cours.
En février de cette année, le recteur accepte le statut d’école incorporée pour le Lycée populaire qui plus tard se situera dans des immeubles inoccupés, propriété de l’UNAM, comme le local de l’ancienne École de Commerce et d’Administration dans la rue Liverpool et de l’École de Sciences chimiques, à Tacuba, où demeurent jusqu’à il y a peu les groupes de première année des filières qui y sont imparties, transférées à la Ciudad Universitaria.
Le 22 juillet un conflit éclate entre des étudiants de la Vocacional 2 de l’IPN et du Lycée national privé Isaac OCHOTERENA, à la Ciudadela. Le lendemain, en représailles, des étudiants du Lycée national universitaire lancent des cailloux sur la Vocacional.
Le 26, une manifestation d’étudiants qui commémore la Révolution Cubaine en affronte une autre organisée par la Fédération nationale des Étudiants techniciens (FNET) qui protestent à cause de l’intervention policière au cours de l’affrontement entre élèves de la Vocacional 2 et ceux du Lycée national. La manifestation est durement réprimée par la police.
Les jours suivants, des affrontements ont lieu entre policiers et étudiants. Le 29, la police et l’armée entourent les sites scolaires du Lycée national et de l’IPN, surtout dans le centre de la ville. Une porte coloniale du Lycée national 1 est détruite par un tir de bazooka.
Les sites 1, 2, 3, 4 et 5 de l’ENP sont pris d’assaut par les forces publiques ; plus tard, le 1, le 2 et le 3 sont rendus à l’UNAM. Le 30 juillet, à la Ciudad Universitaria, le recteur BARROS SIERRA hisse le drapeau national en berne et les transmissions de Radio UNAM sont suspendues de bonne heure, en signe de deuil. La police abandonne les installations du Lycée numéro 5.
Le 1er août, le recteur prend la tête d’une manifestation qui, depuis CU, parcourt l’avenue Insurgentes jusqu’à Félix Cuevas, tourne sur celle-ci jusqu’à l’avenue Coyoacán et revient sur l’avenida de la Universidad au point de départ, se terminant sur un discours de M. BARROS SIERRA.
Le président DÍAZ ORDAZ, dans un discours prononcé à Guadalajara, offre sa « main tendue » à qui veut la saisir.
Le lendemain, le Conseil national de grève (CNH) est constitué. Le 5 août, une importante manifestation étudiante part de Zacatenco jusqu’au Casco de Santo Tomás. L’UNAM informe que toutes les écoles et facultés ont repris leurs activités, à l’exception de celle des Sciences politiques.
Le 13 août, la première manifestation étudiante avance vers le Zócalo, partant du Musée National d’Anthropologie. Le mouvement étudiant expose 6 points de demande populaire, dont le renvoi du chef et du chef adjoint de la police, le général CUETO RAMÍREZ et le colonel MENDIOLEA CERECERO, respectivement, en plus de l’abrogation de l’article 145 et 145 bis du Code Pénal qui sanctionne le délit de dissolution sociale.
Le Conseil universitaire établit 8 revendications, coïncidant en général avec les demandes étudiantes. Des étudiants du Conservatoire national et de l’École normale supérieure adhèrent au mouvement. Le CNH déclare que la FNET ne représente pas les étudiants. Le 22 août le gouvernement déclare avoir la meilleure volonté de dialogue avec les représentants étudiants.
Professeurs et étudiants répondent de façon affirmative, tant que le dialogue est mené en présence de la presse, la radio et la télévision.
Le 27 une manifestation part du Musée d’Anthropologie vers le Zócalo ; les étudiants occupent la place et hissent un drapeau rouge et noir en berne, qui est ensuite retiré. À l’aube, ceux qui y demeurent sont délogés par les forces publiques.
Le lendemain a lieu un acte d’amendement au drapeau national, auquel assistent les travailleurs au service de l’État. Nouvel affrontement contre les forces publiques. Des commandos de l’armée se postent aux alentours de la Cité Universitaire et de Zacatenco. Le 1er septembre, le président menace d’étouffer le mouvement étudiant.
Le 7 un meeting a lieu à Tlatelolco. Deux jours plus tard, le recteur de l’UNAM lance un appel à la communauté pour retrouver une ambiance normale, sans renoncer à ses fins. Il y a divergence d’opinions autour de l’appel du recteur. Le 13 septembre, la manifestation se tient en silence, le long du Paseo de la Reforma.
Des groupes populaires s’y joignent. Le 18 septembre l’armée occupe la Ciudad Universitaria. Des arrestations ont lieu. Il faut préciser que les activités de recherche et administratives continuent, ainsi que certaines activités de diffusion culturelle. Les activités d’enseignement sont interrompues.
Le 19 du même mois, le recteur proteste contre l’occupation militaire qui dure 12 jours. La Chambre des Députés attaque le recteur BARROS SIERRA par l’intermédiaire de son leader Luis FARÍAS. Le recteur présente sa démission, qui n’est pas acceptée. Le Conseil d’administration lui demande expressément de rester à la tête de l’Université.
Le 1er octobre l’ensemble des activités, incluant la recherche, l’administration et la diffusion culturelle, reprennent pleinement. Le CNH décide de maintenir la grève scolaire. Le lendemain, 2 octobre, un nouveau meeting a lieu sur la Plaza de las Tres Culturas de Tlatelolco.
Suite à un signal lumineux, le feu est ouvert contre le bâtiment Chihuahua, où est supposé se trouver le CNH. De même, on fait feu contre la multitude, avec un bilan de beaucoup de morts, de blessés et d’arrestations. Plusieurs jours plus tard, le CNH annonce que malgré la répression, le mouvement continue. À ce moment-là, de nombreux dirigeants sont en détention.
Le 12 octobre, les XIXes Jeux Olympiques sont inaugurés à la Ciudad Universitaria. Une période de vacances est déclarée pour cette raison. Après la clôture des jeux, l’activité universitaire tend à rentrer dans l’ordre. Le nombre de détenus, étudiants et professeurs, est considérable.
La grève étudiante prend officiellement fin le 4 décembre. Le recteur refuse d’accepter un vœu de confiance que lui octroie le Conseil universitaire au cours de la session du 20 décembre. Les plans d’étude de la maîtrise et du doctorat en biologie, mathématiques, physique et géologie, ainsi que la maîtrise en géophysique sont approuvés.
Les plans d’études de peinture, sculpture et gravure sont aussi approuvés. Il en est de même pour les cours de spécialisation en voies terrestres et ingénierie sanitaire ; de maîtrise en ingénierie spécialisée en contrôle et puissance ; de maîtrise et doctorat en recherche d’opérations ; de maîtrise en ingénierie physique de gisements et des cours de spécialisation en design et construction d’œuvres d’arrosage et de drainage.
Pour finir, un rapport des plaintes présentées par l’Université au sujet du mouvement étudiant est approuvé. |
Le recteur parvient vite à rendre une normalité académique et culturelle à la communauté universitaire. Parmi les questions approuvées par le Conseil universitaire, on peut remarquer l’octroi de diplômes au mérite pour 25, 35 et 50 ans au service de l’université dans l’enseignement et la recherche.
Les noms définitifs des diplômes octroyés par la Faculté des Sciences politiques et sociales, ainsi que le plan d’études de la licenciatura en Travail social sont établis. La Faculté de Médecine présente de nouveaux cours de spécialisation dans sa division d’études supérieures : médecine du travail, maîtrise en pharmacologie et spécialisation en immunologie clinique et allergie.
En Architecture, un cours de spécialisation en préfabrication et industrialisation de bâtiments est approuvé. La Direction des Services médicaux devient Direction générale et l’École de Médecine vétérinaire et de Zootechnie accède au statut de Faculté.
Dans le rapport présidentiel de septembre, Gustavo DÍAZ ORDAZ assume toute la responsabilité de sa politique autour du mouvement étudiant-populaire de l’année précédente. Les principaux leaders du mouvement sont toujours en détention : Luis GONZÁLEZ DE ALBA, Gilberto GUEVARA NIEBLA, Tomás CERVANTES CABEZA DE VACA, Sócrates CAMPOS LEMUS, ainsi que les professeurs Fausto TREJO, Heberto CASTILLO, Elí DE GORTARI et José REVUELTAS, entre autres.
La succession présidentielle tourne en faveur de M. Luis ECHEVERRÍA ÁLVAREZ, Ministre de l’Intérieur qui mène une campagne électorale exhaustive.
De nouveaux cours et programmes de troisième cycle sont approuvés par le Conseil universitaire : la spécialisation en génétique médicale, la maîtrise et le doctorat en physiologie à la Faculté de Médecine, en Biochimie à la Faculté de Chimie, et un cursus de spécialisation en hydrologie à la faculté d’Ingénierie.
La Faculté de Droit offre des cours de spécialisation en sciences pénales, finances publiques, droit social, droit privé, droit constitutionnel et droit administratif. Pour sa part, l’École vétérinaire propose des cours de spécialisation en zootechnie des oiseaux, une maîtrise en médecine vétérinaire et un doctorat en sciences vétérinaires. |
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